Les épaves    
L'Enez Eussa    
 

L' ENEZ-EUSSA est un navire à passagers en acier, construit en 1960 aux Chantiers de la Perrière à Lorient. Sa jauge brute est de 300 tx pour une longueur de 40 m. Pendant trente ans l'ENEZ-EUSSA transportera passagers et matériaux sur la ligne Brest-Molène-Ouessant. Réformé en 1992, l'ENEZ-EUSSA est racheté par un groupe d'armateurs qui projettent de l'exploiter sur les côtes d'Afrique. Le coût de sa remise en état étant trop élevé, l'ENEZ-EUSSA est abandonné au fond du port de Concarneau. En 1997, suite aux expériences conduites par le Comité Local des Pêches de Douarnenez qui a immergé les chalutiers Castel-Meur et La Perle, le club de plongée ASEB de Quimper entreprend les démarches pour saborder l'ENEZ-EUSSA à titre de récif artificiel. Après autorisations officielles, et en accord avec le club de plongée BRAM du Guilvinec et le Comité Local des Pêches, l'ENEZ-EUSSA est remorqué par l'AMALTHEE de Concarneau et immergé à deux milles au sud du Guilvinec avec l'aide de la SNS. L'épave de l'ENEZ-EUSSA repose par 35 m de fond sur un lit rocheux. Brisé en deux morceaux décalés latéralement d'une dizaine de mètres au niveau de la cale, au droit de la timonerie, il est légèrement. L'avant, incliné sur tribord, a pivoté de 180°et la proue fait face à la timonerie. La faune des alentours a très rapidement colonisé et intégré les vestiges de l'ancien courrier des îles

Il est maintenat coupé en trois morceaux.

   
       
Le Pietro    
  Le cargo italien Pietro-Orseolo, long de 143 mètres et large de 13 mètres à coulé le 18 décembre 1943, torpillé par une escadrille de la R.A.F. alors qu'il était au mouillage devant Concarneau. Les allemands tentent aussitôt de le faire échouer sur les Glénan mais le Pietro-Orseolo, mortellement touché coulera à un mille de sa destination. Il gît par 30mètres de fond à un mille au nord de l'île Penfret. C'est une épave impressionnante où la visibilité est rarement excellente, mais la faune particulièrement importante.    
       
Le PLM 9 Le P.L.M.9 était un gros cargo français de 95 mètres de long, fabriqué à Newcastle en 1896 pour le compte de l'armement britannique Swan & Hunter et lancé sous le nom de Benrath. Il portera ensuite les noms de Andreas-Gerakis, puis Saint-Mary puis en 1917 : P.L.M. 9 du nom de la compagnie des P.L.M. ( Paris-Lyon-Marseille) qui gère les lignes de chemin de fer du sud-est de la Frange. Le 3 décembre 1918, il heurte une roche du côté des Glénan et vient se réfugier dans la baie d'Audierne, en face de Penmarc'h. Le bateau est mouillé sur ancres et en toute confiance l'équipage rejoint la côte. Le lendemain matin le bateau a disparu, englouti par 20 mètres de fond. La coque sera livrée aux démolisseurs et seule aujourd'hui la poupe, une partie de pont, les chaudières et machines sont visibles sur un fond de sable blanc.    
       
Le Notre Dame Construit en 1958 aux chantiers La Perrière à Lorient pour le compte de l'armement Lorcy et Formal, il est tout d'abord aménagé en chalutier thonier avec des cuves viviers. Il mesure 29 mètres de long pour 6,90 m de large. Il est équipé d'un moteur Diesel Crepelle Weekspoor développant une puissance de 430 chevaux, ce qui lui permet une vitesse de route de près de 11,5 noeuds. Il peut embarquer 10 hommes d'équipage. En 1961, il est revendu à l'armement Simon-Charlot de Concarneau. Il effectuera la majeur partie de sa carrière dans le suroît de l'Irlande. Après quinze années de service il est techniquement dépassé et n'est plus rentable face aux nouveaux chalutiers qui pêchent plus profond et plus loin des côtes. Il est alors vendu le 1er janvier 1973 à un armateur grec d'Athènes qui compte l'exploiter sur les côtes d'Afrique. Le 12 novembre de la même année, il appareille de Concarneau ayant pour cap Le Pirée, avec quatre marins grecs et le mécanicien Pierre Le Gac. Peu après 20h00 le NOTRE-DAME vient s'échouer sur les roches de Trévarec aux Moutons. Le capitaine tentera de le déséchouer, ce qui ne fera qu'aggraver la situation. Le bateau coule en quelques minutes. Tout l'équipage sera sauvé dans la nuit. L'épave du NOTRE-DAME git par 27 mètres de fond sur un fond de coquillage brisé, couché sur le flanc bâbord. C'est l'une des plus belles épaves du Finistère.    
  Infos + : "Mémoires englouties : plongées-histoires sur les épaves du Finiwtère" B. Jonin & P. Marec; Tome 1 - 1995 - ASEB édition - Quimper    
 
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